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Afrique Australe 2017 : 2° étape , la traversée Est-Ouest

Afrique Australe 2017 : 2° étape , la traversée Est-Ouest

Récit de la 2° étape de notre voyage en Afrique Australe à bord de notre fidéle Toy GRJ 79 avec cellule Azalai, qui, en 4 étapes, nous a mené de Mombassa à Capetown, entre le 03/09 et le 08/12/2017. La 2° étape est la traversée du sud du continent africain d’ Est en Ouest, de Dar Es Salaam à Walvis Bay

La première étape de notre voyage était consacrée à l’Afrique de l’Est : Kenya, Ouganda, Rwanda, Tanzanie.

La deuxième étape est la traversée de l’Afrique australe d’Est en Ouest via la Tanzanie, le Malawi, la Zambie, le Botswana et la Namibie pour arriver à Walvis Bay.

Puis la troisième étape nous verra faire, depuis Walvis Bay, une large boucle dans les dunes du Namib

Enfin, la quatrième étape nous amènera de Walvis Bay à Cape Town via Johannesburg, le Swaziland et le Lesotho en traversant le Nord de l’Afrique du Sud d’Ouest en Est puis le Sud, d’Est en Ouest.

En tout un périple de 23000 km et 11 pays, organisé et guidé par Marilyne et Bruno d’East Africa Tracks, les fidèles accompagnateurs de nos 2 précédents voyages dans cette région.

 

2 ème Etape : La traversée Est-Ouest du 03/10 au 02 /11/2017

Tracé traversée reduit

 

Le 03/10/2017

Après une journée de farniente au bord de l’océan Indien, à profiter d’une plage à perte de vue et quasiment déserte, nous sommes prêts à démarrer la deuxième étape de notre voyage.

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Celle-ci commence par une longue liaison (530 km) en direction d’Iringa, ville de l’Ouest de la Tanzanie qui ouvre l’accès au Malawi et à la Zambie. Pour cela nous prenons l’une des plus grandes route d’Afrique qui relie le port de Dar Es Salam aux pays d’Afrique centrale : Zambie, Rwanda, Ouganda, Malawi . Par cette route transite tout l’approvisionnement de ces pays .

En conséquence cette route est réputée très encombrée et extrêmement dangereuse. Nous mettrons 10 heures pour faire les 530 km avec, pourtant, un trafic moins dense que prévu et un revêtement en bon état.

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Heureusement, le paysage est magnifique, semé de baobabs, et de village traditionnels.

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Le soir camp au bord d’une rivière et au milieu des baobabs à Crocodile Camp à 100 km d’Iringa.

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Le 04/10/2017

Nous reprenons la « grande » route, pour nous arrêter d’abord à Iringa, jolie petite ville sur un promontoire rocheux avec des rues plantées de magnifiques Jacarandas en fleur.

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Là, nous refaisons les pleins, faisons quelques courses et, surtout pour certains, passons au garage Toyota. Celui-ci est reconnu pour son accueil et son service quel que soit le véhicule.

3 véhicules y ferons faire leur vidange et un quatrième y solutionnera des problèmes de filtration.

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Peu après Iringa, nous irons voir des « cheminées de fée » sur un site archéologique où il a été trouvé des vestiges préhistoriques. C’est ainsi que dans le petit musée du site nous verrons des bifaces acculéens qui ressemblent énormément à ceux que nous avons trouvés dans les déserts libyens.Ils sont datés de 200 000 à 1 M d’années !

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Le spectacle des cheminées de fée est impressionnant car elles se tiennent dans un canyon sablonneux et étroit entouré de haute falaises ocres.

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Puis arrivée à notre camp, Kisolanza Farm dans un décor de savane sèche.

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Le 05/10/2017

Nous reprenons la « grande route » qui s’avère de plus en plus difficile avec de très nombreuses déviations, des accidents, et des contrôles radar incessants et indétectables.

A chaque fois c’est 30 000 Shillings (20 €) après négociation et une demi-heure de perdue !

Arrivée à la ville de Mbeya, nous bifurquons en direction du Malawi dont la frontière est à 100 km en passant un col à plus de 2200 m. La pente est si raide que les gros camions qui la grimpent roulent à 1 ou 2 km/h et doivent parfois s’arrêter en pleine voie.

Tout le long de la route, nous voyons de nombreuses écoles : C’est le signe que l’Afrique progresse !

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A 50 km de la frontière nous arrivons à notre camp (Bongo Camp) au milieu d’une bananeraie. Le camp est très sommaire ( les douches se font avec un seau d’eau froide et un d’eau tiède) mais le cadre est joli et très calme.

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Le 06/10/2017

De bon matin, nous gagnons la frontière du Malawi par une jolie route de montagne qui serpente au milieu des champs de thé et des bananeraies.

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La frontière est passée en 2 h et nous rentrons au Malawi. C’est un petit pays étiré en longueur le long du lac du même nom suivant un axe Nord/Sud.

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L’atmosphère y est empreinte de douceur et de quiétude.

Tout au long de la principale route du pays qui longe le lac, on trouve des villages de pêcheurs.

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Ceux-ci utilisent encore des barques creusées dans des troncs.

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Le repas de midi se passe, bien entendu, au bord du lac.

C’est là que 2 voitures doivent nous quitter pour faire des réparations à la prochaine grande ville, Mzuzu, distante de 150 km.

Pendant ce temps nous prenons une piste très difficile qui monte dans la montagne pour accéder à Livingstonia. C’est un site crée par le Dr Livingstone aux alentour de 1900 pour y abriter une mission et surtout un hôpital. A 1400m au dessus du lac, l’air y est bien plus sain et il n’y a pas de moustiques. C’est un ensemble de bâtiments en briques, très espacés et bien construits, au milieu des jacarandas.

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Bien entendu, on y trouve une imposante cathédrale qui témoigne de l’engagement des missionnaires au coté du bon docteur.

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Un petit musée retrace l’histoire de cet endroit paisible et serein. On y trouve, notamment une photos qui immortalise l’arrivée de la croisière noire Citroën en ce lieu en 1925 !

 

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C’est la que nous bivouaquons, au bord d’une falaise avec le lac en toile de fond.

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Alors que nous déployons tables et chaises, un jeune garçon, tout fier mais craintif, vient nous montrer la voiture-jouet qu’il s’est fabriqué avec les moyens du bord !

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Le 07/10/2017

Nous reprenons la piste qui traverse les montagnes pour redescendre sur la ville de Mzuzu où nous referons les pleins de vivres et de boissons. C’est là que nous retrouvons les 2 voitures, réparées. Le voyage peut continuer avec l’effectif au complet.

Dès la sortie de la ville nous prenons d’étroites pistes de montagne pour rejoindre le lac Malawi.

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Nous devons faire très attention aux nombreux piétons et vélos qui sont les principaux utilisateurs de ces pistes qui sinuent de village en village.

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Nous  arrivons à Nkhatabay au bord du lac.

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Ce petit village est présenté comme le St Tropez local ; mais , en fait, rien ne distingue ce village des autres. C’est là qu’accoste un vieux vapeur qui fait la liaison Mozambique/Malawi. Ce bateau a été amené en pièces détachées par les allemands au début du XX° siècle. Malheureusement, lors de notre passage, il était absent.

Au sortir de Nkhatabay nous traversons une très grande plantation d’hévéas qui produit du latex.

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Puis, toujours en longeant le lac, nous arrivons à notre camp,(Chinteche rest camp) dont les « pelouses » descendent en pente douce vers le lac. Il fait très chaud : 31°C mais nous ne pouvons pas nous y baigner car le lac est réputé receler la bilardose. Nous nous rabattrons donc, avec quelques regrets sur la piscine du camp.

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Le 08/10/2017

Nous prenons la route qui longe le bord du lac pour gagner Senga Bay où se situe notre lodge pour ce soir.

Au passage, nous nous arrêtons dans un village pour prendre en photos un troupeau de vaches qui vient y boire au milieu des barques de pêche colorées.

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A ce moment, l’un des participants sort un ballon de foot pour le donner aux enfants venus voir ces drôles de touristes. Immédiatement, c’est le rassemblement général et l’explosion de joie enfantine .

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Puis nous reprenons la route qui longe le lac, avec, à courte distance, de nombreux campements locaux, très rustiques mais impeccablement propres.

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On est Dimanche et une foule de gens marche des deux coté de la route pour vaquer à ses occupations dominicales. Il y a très peu de circulation et on pourrait se croire un jour de grève générale, mais c’est toujours ainsi.

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Par contre les vélos sont omniprésents et, dans ce pays très pauvre, servent à tous les transports : bois, charbons de bois, fruits etc..

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Arrivés au lodge, on se dépêche de plonger dans la piscine pour se rafraîchir car il fait 32°c. C’est un très bel endroit, à l’anglaise, qui domine une baie du lac Malawi qui abrite de nombreux bateaux de pêcheurs.

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La mauvaise nouvelle du jour est que l’un des deux véhicules réparés à Mzuzu, ne marche pas bien : pas de puissance et vitesse maxi 80 km/h. Il s’agit du Mercedes G de mon frère Jean-Louis qui devra donc nous quitter une nouvelle fois pour aller tenter de réparer à Lilongwe, la capitale du Malawi, distante d’une centaine de Km pour ensuite essayer de nous rejoindre dans quelques jours. Stress et incertitudes pour eux !

Le 09 /10/2017

Nous prenons la route direction Lilongwe, la capitale du Malawi.

Après que Jean-Louis nous eu quitté pour aller au garage, nous contournons la ville par le Nord, ce qui n’empêche pas une circulation très dense et lente. Puis nous arrivons à la frontière entre le Malawi et la Zambie que nous passons en 1h30, malgré les 6 bureaux différents à passer : sortie voitures, sortie passeports, entrée passeport, entrée voiture, visa, taxe carbone, taxe de roulage, taxe circulation ( ?). Puis nous traversons la ville frontière de Chipata, un peu glauque, et par une très bonne route nous arrivons à notre camp : Croc Vallee.

Celui-ci est en pleine nature, au bord de la rivière Luangwa et à l’entrée du parc « South Luangwa » que nous visiterons demain.

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Il fait 40°C à 17 heures ! et le plouf dans la piscine avant l’apéro est un délice.

 

Le 10/10/2017

Journée consacrée à la visite du parc de South Luangwa.

Très beau parc  le long de la rivière Luangwa, avec des paysages très variés et changeants : sous-bois, savane, espaces désertiques et rives de la rivière.

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Nous y verrons surtout des éléphants, des girafes et des hippopotames ainsi que quelques lions.

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En cours d’après-midi, retour à Croc Vallée avec l’indispensable plouf dans la piscine et la bière glacée au bar. Par contre il nous faut sans arrêt surveiller nos affaires et tout rentrer dans la voiture car le camp est infesté de singes très voleurs.

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Le 11/10/2017

Départ par une longue et très belle piste de 174 km direction Lusaka, capitale de la Zambie.

La piste serpente au milieu de la plaine d’abord puis des montagnes avec de nombreux et majestueux baobabs.

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Dans la plaine nous croisons plusieurs troupeaux d’éléphants, plus ou moins belliqueux. A chaque fois nous patientons longuement pour les laisser passer.

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Plus haut dans la montagne, la piste est bordée de nombreux villages traditionnels avec des cases rondes à toit de chaume.

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Puis nous retrouvons le goudron, et ses dangers, toujours direction Lusaka.

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Notre bivouac se fera sur l’arrière d’une école élémentaire à qui nous amenons des fournitures scolaires et, surtout grâce à Peter, un ballon de foot. Le maître responsable de l’école est ravi et nous accueille chaleureusement. Il fait 38°C à 17 heures ! La nuit sera chaude.

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Le 12/10/2017

Liaison par le goudron pour rejoindre Eureka Camp à la sortie coté Ouest de Lusaka.

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Nous y retrouvons Jean-Louis et Martine. La pièce qu’ils espéraient n’est pas disponible avant 3 semaines, mais il semble que leur 4×4 remarche correctement ! Ils vont donc continuer avec nous tant que cela perdure. Situation très inconfortable moralement mais pragmatique !

Nous en profitons pour faire les courses et les pleins.

Eureka Camp est un joli camping avec des zèbres et des girafes en liberté et une piscine : Il est très connu et très apprécié des voyageurs en Afrique qui se refilent le tuyau par Internet.

 

Le 13/10/2017

Etape de liaison par le goudron pour rejoindre Livingstone, la ville à coté des chutes Victoria, distante de 470 km. La route est d’abord très difficile, pleine de trous et avec beaucoup de camions, puis elle devient excellente et quasi déserte jusqu’à Livingstone. C’est l’occasion de prendre des photos de l’activité intense qui se développe le long des routes africaines : nombreux piétons, vélos de transport en tout genre, foules dans les villages et aux arrêts de minibus de liaison entre les villages etc.…

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Aussitôt arrivés en ville, nous faisons faire la vidange et laver la voiture qui en avait bien besoin après 10 000 km de voyage.

Puis on dresse la camp au Moramba Camp, non loin des chutes où nous resterons les deux prochaines nuits. On est un peu serré dans le camp car plusieurs groupes occupent déjà les lieux et il fait toujours très chaud : 40°C à 16h !

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Le 14/10/2017

On démarre par un tour en hélicoptère pour voir les chutes vues du ciel tôt le matin pour éviter la brume pendant que d’autres choisissent l’ULM.

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Spectacle unique et grandiose, totalement différent de ce que l’on peut voir en y allant à pied comme nous l’avions fait lors d’un précédent voyage.

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Puis le pilote plonge dans le canyon sinueux où s’engouffre le Zambése après les chutes : impressionnant, tant par la verticalité des parois que par leur hauteur !

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De retour à Livingstone, nous visitons le musée du chemin de fer que précédemment nous avions parcouru ( ?) sous une pluie battante. Une vingtaine d’anciens wagons et locomotives sont présentés ainsi que des photos et textes explicitant l’histoire des chemins de fer de la région.

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Ceux-ci ont été crées à l’origine pour amener le bois des forêts du centre de la Zambie, vers les scieries pour le débiter en planches et bois d’œuvre. Une grande partie des matériels roulants ont été récupérés des pays voisins du Sud, plus riches, et surtout de Rhodésie. C’est ainsi qu’on peut voir 3 exemplaires d’une locomotive très connues des chemins de fer d’Afrique Australe avec la bâche à eau à l’avant, la chaudière au centre et le tender à l’arrière, le tout porté par 2 bogies moteurs pour pouvoir prendre des courbes de faible rayon. 150 tonnes de technologie ferroviaire anglaise bien adaptée à ces régions.

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Plus loin, est garé un ancien train de luxe anglais qui, tout les Samedi, emmène des touristes pour diner au milieu de la savane en empruntant le pont en fer construit au pied des chutes au début du 20° siècle.

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Le 15/10/2017

Départ de bon matin pour prendre le bac et traverser le Zambèse pour entrer au Botswana voisin.

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Juste après la frontière, passage d’une barrière sanitaire où les voitures sont inspectées pour s’assurer que nous n’avons aucun produit frais à bord : fruits, légumes, viandes etc..

Puis arrivée par la route à Kasane, à l’entrée du parc Chobe.

Là, nous prenons un grande barque à moteur pour une excursion sur la rivière Chobe . C’est une très large rivière qui sinue dans une plaine plate et herbue en délimitant ainsi de nombreuses îles. Elle sépare le parc Chobe au Botswana de la Namibie. Malheureusement et contrairement à un précédent voyage, nous ne verrons que peu d’animaux sur les rives parées d’une herbe grasse et abondante : hippopotames, crocodiles, buffles et antilopes.

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En fin de journée, nous arrivons à notre camp ( Senyati Camp ) au bout d’une piste sablonneuse creusée de profondes ornières.

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Et là, autour d’une mare artificielle aménagée devant la case bar, nous voyons  plusieurs dizaines d’éléphants venir, groupe par groupe, se désaltérer !

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On observe que,   dans chaque famille, un grand mâle gère l’ordre d’accès à l’eau, entre les petits, les femelles, les jeunes mâles et ceux d’autres groupes qui tentent de s’inviter à la fête. Il en sera ainsi, toute la nuit.

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Le 16/10/2017

Après 20 km de goudron, nous rentrons dans le parc Chobe.

Le début de notre parcours suit les rives de la rivière. Cela nous permet de voir beaucoup d’éléphants et d’antilopes dans un cadre magnifique mêlant sable, eau, et prairies.

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Nous cheminons toute la matinée dans le parc avant de rentrer dans le parc Morémi voisin.

Les pistes sont très mauvaises : sables, trous, étroitesse, arbres très proches etc. Nous mettons 9h de conduite pour faire 290 km !

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Le soir, bivouac dans le parc Morémi au milieu des animaux ! Pas question de se lever la nuit pour aller aux toilettes !

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La nuit fut néanmoins calme, sans passage d’animaux à proximité.

 

Le 17/10/2017

Nous passons la journée à visiter le parc Morémi du Nord vers le Sud pour, ensuite, rejoindre Maun, la « capitale de l’Okavango.

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Le parc Morèmi est l’un des parc les plus connu d’Afrique. Il comporte 2 visages : un partie s’étire le long du delta de l’Okavango. Cette partie est très humide. En période de pluie, elle est totalement inondée et le parc laisse place à un immense lac. Chaque saison sèche, cette partie du lac renaît et les animaux reviennent. L’autre partie est plus désertique et aride.

L’essentiel de notre visite se fait en longeant la partie humide car les eaux sont encore hautes et ne permettent pas d’aller partout. Nous empruntons plusieurs pont de rondins au dessus des marais en priant que le bois, bien vermoulu, tienne….

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Nous franchissons plusieurs gués, sans en connaitre, au préalable la profondeur, toute reconnaissance a pied étant exclue..

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Nous voyons de nombreux hippopotames, éléphants et gazelles de toutes sortes.

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En fin de journée nous rejoignons Maun par une piste infernale et cassante.

En 500 km de pistes difficiles depuis le dernier plein à Kassane, le Toy à consommé 30 litres au 100 km !

Arrivée à notre camp (Audi Camp) vers 17 h et plouf dans la piscine, sauf pour Peter dont le toy a cassé un moyeux avant sur la piste, heureusement quelques km seulement avant Maun. Marilyne parvient à contacter un mecano qui viendra demain changer la pièce directement au camping !

 

Le 18/10/2017

Nous passons la journée à Maun : Révision des 50 000 km pour le Toy chez le concessionnaire local ( 4h), refaire les pleins, changer de l’argent, nettoyer et ranger le 4×4, quelques achats, un peu de lessive….

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Le mécano réussi à terminer la réparation du Toy de Peter en fin d’après-midi.

Bref, la journée de « repos » passe très vite.

Le soir dîner au restaurant du camping avec un excellent chateaubriand et des frites.

 

Le 19/10/2017

Nous prenons la route en direction de la Namibie, en contournant le delta de l’Okavango pendant plus de 400 km, pour remonter vers le Nord et le frontière entre le Botswana et la Namibie.

Le passage de la petite frontière, quasi-déserte, est vite expédié. 20 km après celle-ci, nous prenons une piste pour rejoindre notre camp (Ngépi Camp) au bord de la rivière Okavango qui vient se perdre dans le delta du même nom qui n’a donc aucun débouché sur le mer.

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Le Camp est remarquable par l’originalité de ses sanitaires disséminés près des places de campement.

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Dans la rivière passent des hippopotames et des crocodiles, alors qu’un traîneau (!) tiré par des boeufs amène du bois pour le barbecue du lodge.

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Le 20/10/2017

Nous rejoignons une grandes route rectiligne qui suit ce que l’on appelle « la bande de Caprivi »

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Il s’agit d’une étroite bande de terrain de 40 à 50 km de large pour 500 km de long environ qui a été rattachée à la Namibie pour permettre à la reine Victoria de visiter les chutes qui portent son nom depuis CapeTown sans jamais quitter son empire ! Caprivi est le nom du ministre qui à mené les négociations.

La route est très belle, rectiligne, bordée de forêts aux grands arbres et de petits villages de huttes rondes au milieu de la végétation.

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En début d’après-midi nous arrivons à notre camp, Roy’s camp, très original par son décor.

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Plouf dans la piscine par 38°c et dîner au restaurant.

 

Le 21/10/2017

Nous prenons la route pour rejoindre l’entrée du parc d’Etosha. Au passage nous traversons Grootfontein , important nœud ferroviaire puis Tsumeb, ville minière avec son chevalet de mine en plein centre ( mine de cuivre).

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Nous rentrons dans le parc et passons devant le fort de Manutoni, ancien fort colonial allemand où 50 allemands résistèrent à 3000 guerriers hereros au début du 20° siècle.

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Puis nous rejoignons notre camp au centre du parc (Halali Camp).

Au passage nous voyons des éléphants, des girafes, des gnous et des antilopes mais en petit nombre car il fait très chaud : 39°c.

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Le 22/10/2017

Journée dans le parc à rechercher les animaux. Cela démarre fort par un Lion et une lionne au bord d’un trou d’eau, puis des girafes, des chacals, une hyène.

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A midi déjeuner au lodge  près de la sortie du parc et piscine délicieusement fraîche.

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En milieu d’après-midi, sortie du parc d’Etosha pour rejoindre notre camp du soir, quelques km plus loin.

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Nous campons dans une ferme qui a des animaux sauvages dans de grands enclos. Le fermier nous explique qu’il a cette ferme depuis 70 ans et qu’il a fait 2 fois faillite car des prédateurs venus du parc voisin d’Etoscha lui tuaient tout son cheptel. Pour arriver à survivre, il a donc transformé son exploitation pour recevoir des touristes. En fin d’après-midi, on nous emmène visiter les animaux dans la remorque d’un tracteur : Lions, panthères ,guépards, hyènes, caracal. La visite est instructive car on peut s’approcher du grillage et voir les animaux de prêt, les gardes les attirant avec de la nourriture.

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Tout en comprenant la démarche du fermier et en constatant que les animaux semblent bien traités et bien nourris, l’impression générale est mitigée pour ce qui nous concerne, Pat et moi.

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Le 23/10/2017

On rejoint essentiellement par la piste, la petite ville de Kamanjab,

La piste traverse de nombreux domaines et, à chaque fois, il faut ouvrir et refermer les portes qui barrent la piste tout les 2 ou 3 km.

Kamanjab est un « bled » carrefour à la croisée de 2 routes avec un petit supermarché, quelques magasins, 2 pompes à essence, l’ensemble au milieu de rien comme au far-west.

Le camp (Koppi camp), à 2 pas du carrefour est accueillant bien qu’en plein soleil. Heureusement (?), le temps se couvre en fin d’après-midi avec de gros nuages qui courent depuis l’horizon.

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A l’arrivée : mécanique sur 2 voitures qui ont, toutes deux, une fuite de gas-oil sur leur réservoir supplémentaire. Certainement des séquelles de la dureté de la piste ; donc pas question d’aller à la piscine. Le soir dîner réparateur pour tous au restaurant du camp.

 

Le 24/10/2017

Nous prenons la route direction Opuwo, au nord pour y faire les courses et les pleins pour 9 jours sans possibilité de ravitaillement.

Opuwo est une ville champignon, animée, poussiéreuse et un peu dangereuse car très isolée et proche de la frontière avec l’Angola.

En chemin, mon frère Jean-Louis, prend en stop une herero, vêtue de sa robe et de sa coiffe triangulaire traditionnelles dignes de l’ère victorienne. Cette tenue remonte à la colonisation allemande au début du 19° siècle. Les colons allemands utilisaient les femmes héréros comme domestiques en leur imposant de s’habiller avec de vieilles robes qu’ils leur donnaient.

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Nous en croiserons d’autres le long de la piste, toujours revêtues de ces costumes.

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Depuis Opuwo, nous prenons la piste pour rejoindre et longer la rivière Kunene qui marque la frontière entre la Namibie et l’Angola.

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Très belle piste sinuant le long du fleuve, au milieu des arbres entre montagne et rives sablonneuses.

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Le soir bivouac au bord de la rivière, non loin d’un campement Imbas.

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Les imbas sont une autre des ethnies locales. Les dames imbas sont connues pour leurs coiffures avec des nattes enrobées d’argile et leurs jupettes garnies de queues de vaches. Leur corps est totalement enduit d’argile pour se protéger des moustiques, leur donnant un teint cuivré caractéristique. Leur principale activité est l’élevage de grands troupeaux de vaches, chèvres ou moutons.

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Les femmes se parent de colliers de perles multicolores et de coiffures très recherchées.

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Alors que les hommes restent plus sobres dans leur apparence.

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Ils vivent dans des huttes faites  de branches et d’argile, aproximité immédiate d’enclos en branches d’épineux où ils gardent leur troupeau la nuit.

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Le 25/10/2017

Nous poursuivons la piste le long du Kunene pour arriver au chutes d’Epupa. Chutes très encaissées, d’une dizaine de mètres de haut pour à peine 2 m de large !

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Nous dormons dans un très beau lodge à l’anglaise sous les arbres, au bord du fleuve à une centaine de mètres des chutes. Par 38°c le plouf dans la piscine est le bien venu et nous restons plus d’une heure à discuter avec de l’eau jusqu’aux épaules.

Notre case est juste au bord de l’eau avec un petit muret pour nous protéger des crocodiles.

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Le soir dîner sous un toit de chaume au bord du fleuve, service et mets excellents !

 

Le 26/10/2017

Nous nous dirigeons vers la mythique Van Zyl Pass que nous franchirons demain.

Nous prenons d’abord une grande piste au travers des montagnes qui bordent la Kunene.

Puis, avant de prendre une petite piste qui nous mènera à la Van Zyl Pass, nous complétons les pleins dans un village en prenant notre carburant avec des bouteilles vides de 5l d’eau à partir de fûts de 200l stockés dans une cabane : Il n’y a aucune pompe à moins de 300 km et nous avons 800 km à parcourir avant d’en retrouver une.

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La petite piste s’avère difficile, très trialisante et étroite : nous mettrons 5 h pour faire 80 km !

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Le soir arrivée dans un campsite dans les montagnes et au milieu de nulle part !

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Le 27/10/2017

Aujourd’hui, nous franchissons la mythique Van Zyl Pass : c’est une ancienne piste militaire de 15 km de long qui franchit les montagnes pour déboucher dans la vallée de La Marienfluss.

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Cette piste est réputée pour être l’une des plus difficiles d’Afrique Australe. Très étroite, elle offre des dévers impressionnants, des passages en croisement de pont dans les rochers, des montées et descentes à très fort pourcentage, le tout avec des à pics au bord de la piste. Nous mettrons 5 h pour faire les 10 km car à chaque passage (très) difficile, il faut guider à pied et une par une, les 7 voitures !

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Arrivés en bas de la passe, nous cédons à la tradition qui veut que l’on marque la date et les noms de ceux qui ont réussi le passage sur une pierre plate qui vient s’entasser avec les précédentes. Il fait tellement chaud qu’on se brûle à manipuler cette pierre.

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Puis nous descendons de la montagne pour rejoindre la piste qui suit la vallée de la Marienfluss, passant du rocher au sable,

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et prenons plein nord pour rejoindre notre camp au bord de la Kunene.

Le paysage est très « africain », épineux, sable et herbe rase jaune entre 2 chaînes de montagne.

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Nous campons sous un énorme acacia qui donne de l’ombre à tout le monde.

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Le 28/10/2017

Nous revenons 30 km au sud pour franchir une chaîne de montagnes et visiter la vallée voisine d’Hartmann

Marienfluss et Hartmann sont 2 vallées orientées Sud-Nord qui sont parallèles à la côte de l’océan Atlantique, distante d’une cinquantaine de km, et viennent buter sur la rivière Kunene.

Hartmann est très différente de Marienfluss. Au début le paysage est très minéral avec des affleurements rocheux aigus entre lesquels la piste sinue.

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Puis, à mesure que nous montons vers le Nord, le paysage devient désertique avec des dunes et des amas rocheux.

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Nous prenons alors une piste qui doit nous emmener à travers les dunes au bord de la Kunene où nous souhaitons bivouaquer.

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Fatale erreur ! La piste est coupée et nous devons rebrousser chemin sur une vingtaine de km . Or ce qui allait bien en descendant, s’avère très difficile à remonter compte tenu du poids des véhicules. Nous passerons l’après-midi entière jusqu’à la nuit pour faire remonter une passe à 6 des 7 véhicules. Pour le dernier : treuillage, chemins de plaques, itinéraires détourne : impossible ! Il passera la nuit au pied du passage et nous en haut, 2 km plus loin !

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Le 29/10/2017

Dès 6h30, nous revoilà à l’ouvrage. Après 2 heures d’effort, quelques risques et grâce au sable plus froid, nous arrivons à remonter le dernier véhicule.

Nous retrouvons la piste que nous redescendons plein Sud.

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Sortis de Hartmann, nous continuons au Sud, non loin de l’Océan, distant de 25 km. Nous ne pouvons nous en approcher, car toute la bande littorale est zone interdite à cause de la présence de diamants.

Le paysage reste désertique, mais devient plus minéral.

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En suivant un oued, nous apercevons un groupe de girafes du désert.

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Le soir le dîner est vite expédié autant à cause de la fatigue que du « froid » apporté par l’océan : 16 °c à comparer au 35°C de la veille !DSCN3954

Le 30/10/2017

Toujours piste plein Sud en longeant l’océan à bonne distance (entre 30 et 50 km)

Les paysages sont désertiques : sables et rocailles entourés de montagnes ocres avec une végétation rare qui suit le tracé des oueds.

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Nous quittons la piste pour suivre l’un d’eux. Des girafes y ont élu domicile pour brouter les feuilles vertes.

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Puis passages à travers des collines sablonneuses pour rejoindre le canyon de Purros.

Long de 40 km, celui-ci, très encaissé, est le lit d’un oued qui coule encore en cette saison.

Nous circulons dans le fond du canyon, sinuant entre les passages de sables et les rives vertes, passant de nombreux gués avec des oryx et des vaches ( ?!) comme spectateurs.

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A la sortie nous laissons sur la grande piste qui passe à proximité, l’une des voitures qui à cassé son pont avant. Elle rejoindra Walvis Bay par le chemin le plus direct et le plus facile pour essayer de se faire dépanner. Nous la rejoindrons dans 4 jours.

Puis nous repassons le canyon dans l’autre sens, spectacle renouvelé et toujours splendide !

Sortis du canyon, nouvelle piste dans un paysage magnifiquement désertique.

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Puis nouveau canyon que nous suivons pendant une centaine de km.

Plus large que le précédent il est quasiment à sec avec de grands arbres dans le lit sablonneux de l’oued.

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Là nous voyons de nombreux éléphants du désert, plus petits et plus « bruns » que ceux que nous avons vus par ailleurs. Nous faisons très attention de ne pas les déranger car ils sont réputés particulièrement agressifs. L’un d’eux débouchera même des fourrés qui bordent la piste pour nous charger en barrissant et en agitant les oreilles : accélération immédiate et simultanée de toutes les voitures !

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Au sortir du canyon, bivouac au milieu de nulle part, avec les montagnes rouges piquetées du vert des arbustes pour cadre.

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Le 31/10/2017

Nous prenons de grandes et larges pistes qui moutonnent au milieu des montagnes pour rejoindre Twyfelfontein, notre prochaine étape. Nous refaisons le plein à la première pompe car nous avons fait 800 km sans ravitailler et avec une forte consommation due au sable et aux difficultés. Le Toy a consommé une moyenne de 25/100 km sur ce parcours.

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Malheureusement, la voiture de Jean-Louis, mon frère, se remet à perdre de la puissance, certainement suite à la mauvaise qualité du gas-oil. Il verse une bouteille d’additif spécial et refait le plein en fin de journée : on verra demain si cela suffit !

En chemin, nous faisons un petit détour pour aller nous baigner dans un bassin au pied d’une cascade alimentée par une source chaude : endroit enchanteur et plaisir du bain alors qu’il fait 35°C.

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Puis nous poursuivons plein Sud les grandes pistes , si caractéristiques de la Namibie et que l’on nomme ici « gravel ». Nous croisons des attelages tirés par jusqu’à 5 mules…..

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….et apercevons des huttes traditionnelles.

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Les paysages sont remarquables : montagnes ocres au sommet aplati comme les mesa du Nouveau Mexique, oueds sablonneux, dunes, roches entassées comme des graviers etc.…

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Nous arrivons en fin de journée à notre camp, Aba Huab à Twilfontein, non sans avoir changé un roue à Jean-Louis qui à crevé sur une vis !

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A peine arrivés, petite averse et grondement de tonnerre : heureusement cela ne dure pas et le temps se remet au beau en soirée.

 

Le 01/11/2017

Départ à l’aube pour la plus belle et la plus variée des traces quotidiennes : en 130 km de piste nous aurons, dans l’ordre :

-Oued sablonneux sinuant entre des grands arbres et des… éléphants

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-Dunettes sur fond de montagnes noires

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-Grandes plaines de sable

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-Ergs caillouteux

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-Canyons  bordés de falaises aux plissements impressionnants.

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-Oued encaissé avec de nombreux éléphants

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-Passages trialisant dans les rochers

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En chemin nous verrons une zone ou poussent des Welwitschias : plante endémique à cette région de la Namibie réputée comme ayant la plus grande longévité : entre 1000 et 2000 ans !

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Nous verrons aussi un énorme tronc d’arbre pétrifié.

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Nous mettrons toute la journée pour parcourir les 130 km de cette très belle piste, et verrons de nombreuses curiosités géologiques que notre ignorance en la matière ne nous permettra pas d’expliquer.

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Le soir, bivouac à la sortie du dernier canyon à une quarantaine de km de l’océan atlantique.

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Le 02/11/2017

Après une petite séance de regonflage, nous prenons une grande piste qui nous mène, d’abord à l’océan plein ouest, puis à Walvis Bay plein Sud en suivant la Skeleton Coast.

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La côte est rectiligne et plate, marquée de temps à autre par des épaves de bateaux.

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Il s’y pratique la pêche sportive à la canne depuis la côte et l’on croise de nombreux 4×4 qui portent 4 ou 5 cannes à pêche de 4 à 5 m de long plantées verticalement sur la calandre !

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Arrivée à Walvis Bay pour y refaire les pleins et le courses car nous partons demain pour la 3 ème étape de notre grand voyage : 4 jours dans les dunes du Namib qui bordent l’océan

Nous campons à Lagoon Chalet, camp en sortie de la ville , non loin de la mer.

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L’arrivée à Walvis Bay marque la fin de notre traversée Est/Ouest de l’Afrique Australe, commencée le 02/10 à Peponi Camp, près de Dar Es Salaam.

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