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Transmagreb 2026

Transmagreb 2026

Récit d’une belle traversée du Magreb d’Est en Ouest, de la Mediterannée à l’Océan Atlantique, en privilégiant les ergs et les pistes.

Ça y est, je repars !

Cette fois-ci, je participe à  un raid pour parcourir le Maghreb d’Est en Ouest (au lieu de Nord /Sud pays par pays comme habituellement).

Ce raid nous verra donc traverser successivement la Tunisie, l’Algérie, la Mauritanie jusqu’à sa côte atlantique, puis remonter tout le Maroc.

Départ Tunis, Arrivée Tanger, au bout de 6 000 Km, en passant par un maximum de pistes et de déserts de sable.

Je quitte la maison le 16/01/2026 pour y revenir  le 05/03/2026.

 

Notre Guide est Mus, d’Acacia Aventure, que j’ai connu et apprécié lors du raid  Algerie en 2024.

Nous sommes 12 véhicules plus ceux de Mus et des mécaniciens

 

Le  17 janvier

Nous prenons le bateau à Gênes pour rejoindre Tunis où nous débarquons de nuit sous une pluie battante .

Puis 60 km d’autoroute pour rejoindre  notre hôtel à  Hammamet où nous attend Mus et son équipe.

Le raid peut commencer.

 

Le 18/01

On quitte Hammamet de bonne heure après une nuit de tempête : vent énorme, éclair,tonnerre et pluies diluviennes .
Ce matin il fait meilleur mais d’énormes lacs boueux constellent les rues et les bas côtés.

Cap plein sud, direction Matmatta distante de 400 km environ .
Petit à petit, le soleil réapparaît et la température monte à 15 degrés.
Déjeuner dans un petit restaurant local, tajine ou couscous: excellents .
Puis, enfin, nous prenons la piste après avoir dégonflé pour mieux passer dans le sable.

Belle piste qui sinue entre des collines de sable, emprunte le lit de petits oued, et traverse des zones caillouteuses .
Au passage arrêt pour visiter les ruines dans ancien fort et de son puit qui dateraient de l’occupation romaine!


Le soir bivouac à ksar Ghilanne où nous avons droit à une démonstration de pain cuit dans le sable, la tegala.

 

Le 19 et 20/01

Dès le matin, on attaque les redoutées dunettes de Tunisie.


Redoutées car d’aspect engageant, elles sont en fait très difficiles à passer car elles  sont très réserrées, non orientées et très pentues par endroit.

Parfois les déniveléés sont impressionnantes.

Heureusement (!?), il pleut ce qui gache les photos mais durcit le sable. Néanmoins nous ne compterons pas les plantages, ensablements, dejantages et autres jeux de plage.

Au passage, pose déjeuner dans un camp pour touristes au milieu des dunes. Heureusement il est désert car nous sommes hors saison.


Le soir joli bivouac entouré de tamaris. Malheureusement il fait grand froid.

 

Le 21/01

Journée de dunettes, éprouvante mais magnifique . Le temps et toujours à la bruine et frais.


Bivouac au milieu des petites dunes, entre des arbustes.
Dîner en commun à l’abri de ma bâche pour nous abriter de quelques gouttes. On fête les 78 ans de l’un des participants, Kleber, très sympathique et que j’ai croisé dans plusieurs raids auparavant.

 

Le 22/01

On sort des dunes pour rejoindre, par le goudron, un hôtel à Tozeur.
Cela permettra de remettre en état les véhicules qui en ont besoin, de prendre la douche et de faire les pleins et les courses.

 

Le 23/01

Depart tôt la matin, pour être à 8h à la frontière, car les formalités risquent d’être longues (Bien que le guide s’en soit occupé très en amont).

Il fait 6 degrés mais temps clair et ciel  lumineux.

La frontière tunisienne est passée en 1h, mais l’entrée en Algérie mettra plus de 6h !
Arrivés à la frontière à 8h, nous en ressortirons après  15h!

Et pourtant les douaniers comme les policiers sont très corrects et gentils.

Puis direction El Oued par la route.

Je fait mon premier plein de super en Algérie, à……0.30 euro/litre!!!

Arrivée à El Oued vers 17h dans un très bel hôtel au bord de la palmeraie.

Il fait 18 degrés à 17h: ça commence à aller mieux !

 

Le 24/01

On reprend la route pour rejoindre Ghardaia, dans la vallée du Mzab.
C’est une région habitée par l’une des ethnies berbères , les Mozabits issus du golfe persique.

D’après le guide, leur mœurs et  l’architecture de leurs maisons se différencient de ceux des peuplades locales.

Sur la route, tout à coup, un fort vent de sable se lève : visibilité réduite, vent de côté à corriger en permanence,  et pour finir pluie!

Avant d’arriver à Ghardaia, nous visitons d’abord la très ancienne ville de Béni Isguen, qui remonte au 4ème siècle, et est classée au patrimoine mondial:
Remparts imposants, ruelles étroites,  placettes éxigues forment un monde clos qui assure sa propre administration, avec sa police, son marché, ses imams et ses écoles, indépendamment du pouvoir central.

 

Puis nous arrivons à notre petit hôtel, très local mais bien attachant, en lisière de la palmeraie.

 

Le 25/01

On commence la journée par une visite au vieux marché de Ghardaia, pour refaire les stocks de vivres.
Joli marché aux ruelles ombragées par des canisses et des bannes, qui rayonnent autour d’une place centrale bien ensoleillée.

 


Puis on rejoint par la route El Meniaa (ancienne El Golea) distante de 250 km.
Arrivés en milieu d’après-midi au camping, étape de ce soir.


C’est un très joli site au bord d’un petit lac aménagé en base de loisir pour les populations locales.
Comme il fait beau et doux j’en profite pour faire ma lessive !

 

Le 26/01

On part pour 4 jours dans les dunes du grand erg occidental.


On démarre par un boucle autour d’El Golea, pour aller voir de beaux lacs au creux des montagnes de sable.


Puis visite de la tombe du Père De Foucault, et de l’église St Joseph située juste à côté : c’est la première église construite au Sahara.

 


L’après-midi on commence la traversée du Grand Erg Occidental .
Somptueux passages de dunes et bivouac soyeux au milieu de nulle part.

 

 

Le 27/01

La traversée du Grand Erg continue. Il fait beau et frais (16 à 20 degrés) mais avec du vent qui a tendance à effacer les traces ce qui complique un peu la progression du groupe.

Bivouac , comme il se doit, au milieu des dunes.

 

Le 28/01

Nous sortons des dunes pour suivre une ancienne piste du sel qui chemine de puit en puit.


Ceux-ci sont profonds d’une trentaine de mètres et sont le lieu de regroupement des quelques nomades qui élèvent des troupeaux de dromadaires et de chèvres dans se décor aride, voire hostile.
Bivouac au creux des dunes

 

Le 29/01

Encore quelques dunes, avant de retrouver le goudron qui nous amènera à la station service.


Je prend 200l d’essence pour les 700km de parcours depuis le précédent plein, soit quasiment 30l au 100km !

Heureusement ici aussi l’essence est à 30 centimes d’euro du litre.
Nous contournons la ville de Timimoun, pour rentrer dans les dunes et rejoindre un ancien ksar enchassé dans celles-ci.


Parcours très difficile et très piègeux: 3h pour 12 km!
Mais site magnifique,  d’autant qu’il fait enfin chaud et sans vent!

 

 

Le 30/01

On retraverse l’erg pour retrouver une piste, puis c’est un peu de route avant une longue traversée dans les dunes.


C’est la que l’un des participants recule sans me voir et embouti l’avant de mon toy.

CATASTROPHE !

Heureusement  la mécanique n’est pas touchée, mais mon toy à une sale gueule !
Et je n’y peux rien.!
C’est les aléas du raid !

Mais je n’ai pas le moral.

 

Le 31/01

On poursuit notre très beau parcours dans les dunes, en suivant l’oued Namuss.


Bivouac dans les dunes, évidemment !

 

Le 01/02

On sort tôt des dunes pour trouver un grand plateau entrecoupé de passages dunaires qui n’ont l’air de rien mais qui sont difficiles à franchir avec le gonflage piste nécessaire pour aller de l’un à à l’autre


Puis nous suivons des lits d’anciens oueds très mous ou la progression s’avère très ardue.


Arrivés à la pompe on refait les pleins.
Sur  450 km, j’ai consommé 39 litres aux cent kilomètres : un record qui témoigne de la grande difficulté de notre progression.
Après le ravitaillement, petite piste qui nous amène à visiter un ancien ksar et sa source d’alimentation en eau.


Bivouac dans les dunettes bordant un oued ,mou et très difficile d’accès : l’apéro partagé n’en sera que meilleur.
Arrivés tôt,  je fais ma lessive et prendre une bonne douche (froide), la première depuis 5 jours : Bonheur (frisquet).

 

Le 02/02

On sort de l’oued à côté de Béni Abbés,et prenons le goudron.

A Beni Abbès nous visitons le premier Hermitage du père de Foucault,  créé vers 1901, bien avant son sejour près de Tamanrasset.
Petit cloître, cellules de moines, chapelle, petite cloche….Lieu paisible propre à la méditation.

 

Puis nous reprenons la route pour rejoindre Taghit, entre dunes et falaises, où nous resterons 2 jours pour contrôler les 4×4, faire les courses et les pleins.
Halte dans un joli petit camping,  dans une palmeraie à côté de la ville.


En fin d’après-midi visite de l’ancien Ksar, rénové, avec ses fortifications et son puit protégé..

 

 

Le 03/02

Journée de repos qui, pour tous, semble être la bienvenue !

On s’occupe des 4×4, on reorganise le rangement, on fait les courses et les pleins d’eau et de carburant.

Le soir dîner tous ensemble autour du feu et accompagné par des musiciens locaux.

 

 

 

Le 04/02

Liaison par la route pour rejoindre, en 2 jours, Tindouf à 60 km de la frontière Mauritanienne.

Comme il s’agit d’une zone frontalière, on nous impose une escorte policière jusqu’à la frontière avec la Mauritanie. L’escorte sera renouvelée à Bechar, puis à Abadla.

C’est là que l’embrayage d’un des participants lâche : Mus trouvera une dépanneuse pour l’emmener à Tindouf pour réparer.

Bivouac ,non loin de la route, à côté d’un poste de police, tel qu’exigé par notre escorte.

 

 

Le 05/02

Après une nuit (très) frisquette et venteuse, on reprend la route direction Tindouf, toujours sous escorte policière.

La route est longée tout du long par une splendide voie ferrée réalisée par les algériens avec l’aide des chinois. Elle relie Timimoun à Oran et à pour but de ramener le minerai (de fer ?) vers la côte mediterranéenne en remplacement de la noria de camions qui en assurent actuellement le transport.

La voie est en cours d’essais ce qui nous permet d’apercevoir un train de voyageur testant cette infrastructure impressionnante.

En cours de route nous attendrons 2 heures, au bord de la route, la relève de l’escorte alors que nous ne sommes qu’à 70 km du but! En fait, l’escorte fait la navette et il a fallu attendre que la navette précédente soit achevée pour que l’escorte nous rtejoigne: long mais normal !

L’hôtel nous fera du bien.

 

Le 06/02

Départ tôt le matin pour la frontière Mauritanienne distante de 60 km, toujours sous escorte.

Le formalités sont expédiées en 4h tout compris grâce à l’excellente organisation de Mus, notre guide

Sitôt le frontière franchie, c’est la piste qui doit nous mener à Zouerat, 800 km plus loin.

Grande piste du Magreb, plutôt roulante , mais avec des pièges: nombreuses traces, bancs de fech fech, saignées, etc…Comme cela roule vite, les 4×4 sont mis à rude épreuve et une vigilance permanente est de mise.

De temps en temps on croise où double des semi-remorques lourdement chargées qui peinent au milieu de la poussière. Ces camions exportent des produits algériens vers le Sénégal en traversant le désert et remontent à vide ! Par sécurité, ils roulent toujours par deux.

Le soir, bivouac au milieu de rien, dans une zone plantée d’acacias, invisible de la piste. Il fait 24 degrés à 18h, malheureusement avec un fort vent Ouest.

 

Le 07/02

On poursuit la piste jusqu’au village de Bir Moghrine, ex fort Trinquet.

On arrive à  faire du change dans une épicerie,  puis du gasoil mais il n’y a pas d’essence : mon plein attendra Zouerat.

Le soir bivouac à 60 km de cette ville, connue pour son énorme mine de fer.

 

Le 08/02

Entrée à Zouerat pour refaire les pleins et les courses.

En partant, on s’approche de la mine pour prendre la piste direction sud.

C’est de cette mine que part ce qui était le plus grand train du monde (2km) pour acheminer le minerai jusqu’au port de Nouadibou et constituer ainsi la plus grosse source de revenus de la Mauritanie.

Piste au milieu des plateaux caillouteux et de grandes zones d’herbes à  chameaux.

Très beau  bivouac entre les dunes.

 

Le 09/02

Traversée d’erg pour commencer, difficile et très technique : la matinée, soit plus de 3 heures, pour faire 30 km !

Puis plateaux rocailleux et grande mer de sable ondulante. En parcours on traverse puis longe un Schott : frissons garantis face au grave risque d’y rester planté pour de longues heures, voire journées.

Mais tout se passe bien.

Le soir bivouac au très connu fort d’ El Galaouia., ancien fort de la légion  qui garde la passe qui permet de quitter la zone des dunes pour monter sur le plateau rocailleux qui domine la région.

 

Le 10/02

On quitte le fort pour emprunter la difficile passe qui grimpe en haut de la falaise .

Au passage arrêt pour voir d’anciennes gravures.

Puis belle navigation entre Ergs, Regs, et herbes à chameaux.

 

Puis le terrain devient beaucoup plus rocheux.

Au passage, petit détour pour aller voir « l’oeil de l’afrique » (Guelb El Richat ), curiosité geologique qui ne s’apprécie que vu du ciel : c’est un immense cratère volcanique qui présente des cercles concentrique de crètes.

Le soir on couche au camping à Ouadane, bourgade isolée loin de tout et accessible uniquement par la piste.

 

On refait le plein. Comme il y a pénurie d’essence dans la région, Mus en fait venir spécialement d’Athar, la ville la plus proche. Je prend 160 litres à 3 euros le litre ! On m’amène le carburant dans 2 bidons de 70 litres et un de 20 l Heureusement j’ai une petite pompe électrique pour faciliter le remplissage de mes réservoirs.

 

Le 11/02

On commence par la visite du vieux Ksar de Ouadane, puis navigation dans les dunes et dunettes en direction de Schinguetti.

 

Bivouac sous les acacias à 10 km de la ville de Schinguetti où nous irons demain matin.

 

Le 12/02

Nous arrivons tôt le matin à Schinguetti par la piste.

En premier, les pleins de carburant. Pour ma part j’achète 60 litres d’essence en bidons car l’unique station de la ville n’en délivre pas (2 euros le litre).

Puis on va à  l’auberge-camping du coin.

Surprise, c’est là que nous avions été confinés plus de 10 jours en 2020 pour cause de covid à l’occasion d’un précédent raid !

Mieux, on m’a attribué la même case et le même emplacement qu’à l’époque.

L’après-midi: visite d’une des nombreuses bibliothèques qui conservent des livres anciens, ce qui fait la renommée de la ville de Schinguetti.

Malheureusement, suite à l’ensablement de la vieille ville, les fameuses bibliothèques ont été déplacées dans des batiments récents de la ville neuve, perdant ainsi un peu de leur authenticité.

 

Le 13/02

On reprend une longue piste sahelienne, entre sable et roches.

Puis c’est une grande piste,  farcie d’une tole ondulée infernale.

A midi, détour pour aller trouver une magnifique guelta au bout d’une palmeraie.

Et, nous nous y baignons!

Le bonheur par 35 degrés à  l’ombre.

Puis déjeuner à l’ombre des palmiers

En poursuivant cette grande piste, nouveau détour pour aller voir la palmeraie de Tergit: endroit enchanteur avec ses palmiers entre les falaises au pied desquels circule un fin ruisseau murmurant et rafraîchissant.

 

Nouveau pur bonheur !

Puis nous prenons la piste de la bien nommée Vallée Blanche : magnifique mais au sable redoutablement  mou.

Sable clair à l’assaut de falaises noires et déchiquetées sur fond d’oued planté d’accacias

Le soir somptueux bivouac au pied de la passe de Tifoujar.

 

Le 14/02

On continue de suivre la vallée blanche, mélange de sable très clair, de rochers noirs et du vert des acacias.

La piste est toujours très molle et difficile mais le cadre est splendide.

Le soir bivouac entre des dunettes.

 

Le 15 02

On suit une grande piste qui doit nous ramener sur le goudron pour aller faire les pleins à Akajoujt . Comme, la aussi, les 2 stations ne servent pas d’essence,  Mus nous organise la recherche de bidons d’essence dans des maisons privées.

Puis longue piste (200 km) pour arriver à l’océan Atlantique !!!!

Et nous buttons sur l’océan infini : Du bord de la méditerranée jusqu’à l’océan Atlantique,  le contrat de cette très longue traversée est rempli !,…même si le voyage n’est pas fini!!

 

Le 16/02

Après un bivouac très très venteux dans les dunes qui dominent l’océan, nous partons vers le Nord en suivant la plage du célèbre banc d’Arguin , sinuant entre les bateaux échoués sur le plage.

Malheureusement le vent reste très fort et soulève un brouillard de sable permanent.

La concentration pour rouler dans la zone de sable humide, en évitant les flaques et les vagues, et en contournant les obstacles est indispensable, mais quel bonheur tant rouler là est exceptionnel !

Au bout de 50 km de plage, l’étroitesse de celle-ci et la marée nous obligent à rentrer dans les terres pour retrouver une grande piste qui monte au Nord. La visibilité, très faible à cause du vent, rend la navigation difficile.

En milieu d’après-midi nous arrivons à notre campement en bord de mer malheureusement toujours avec un fort vent de sable.

Là  : bain de mer, douche au cul du camion, et dîner de poissons, accessoirement lessive, rangement et contrôle des 4×4.

 

Le 17/02

Depart tôt le matin (7h) pour rejoindre la frontière entre la Mauritanie et le Maroc, dont les formalités risquent d’être longues. Le début du parcours se fait de nuit, donc pas facile de détecter à temps les nombreux pièges de celle-ci.

Heureusement c’est Mus qui ouvre.

Arrivés à la frontière à 10h, on en est ressortis à 14 h pour faire la longue route jusqu’à Dakhla: merci à Mus pour son organisation parfaite !

La route longe approximativement les falaises qui bordent l’Atlantique et remonte tout le Sahara occidental sur plus de 1500 km.

Au passage on a droit à de petits nuages de cricket géants, fléau de l’Afrique, et à des traversées impromptues de dromadaires.

 

Arrivés à 18h à l’hôtel ,situé en bordure de lagune, au début du long isthme (30km) qui reçoit Dakhla à son extrémité.

 

Le 18/02

Nous poursuivons notre remontée vers le Nord, par la route.

Rien ne change par rapport à hier, tout au long des 500 km parcourus :

Route droite en haut des falaises qui dominent l’Atlantique, paysages désertiques, crickets et dromadaires, nombreux radars… .

A midi, on peine à trouver un petit resto ouvert car c’est le début du ramadan et tout est fermé.

Arrivée en milieu d’après-midi à notre hôtel à Laayoune, dans une ville très tranquille.

Heureusement Mus a prévu et réservé un excellent dîner !

Vivement les bivouacs des prochains jours.

 

Le 19/02

On continue notre progression vers le Nord, direction Tantan.

La belle route s’améliore encore pour devenir l’équivalent d’une autoroute,….mais limitée à 100 km/h et agrémentée, ici aussi, de très nombreux contrôles de vitesse.

En milieu d’après-midi,  on l’a quitte pour cheminer sur une piste de la vallée du Draa, et aller voir un ksar/hôtel très  connu.

Il est tenu par des français qui l’ont entièrement refait et transformé en hôtel.

On y a déjà été lors de précédents raids,  mais c’est l’occasion de déguster une bonne bière fraîche, malgré le ramadan.

L’endroit reste paradisiaque !

Puis en fin de journée on emprunte une belle piste qui ,en suivant un oued entre roches noires et dunes, nous amène au bord de la mer, au debut de la bien connue « plage blanche » que nous suivrons demain.

Beau bivouac dans les dunes du bord de mer, mais un peu frisquet.

 

Le 20/02

Dégonflage à 700 grammes et départ à 8h, à marée basse pour parcourir les 40 km de la fameuse plage blanche.

On roule à 50 km/h entre la mer démontée et les dunes littorales dans une lumière blafarde: expérience quasi unique!

 

Puis nous prenons des pistes de l’arrière pays, pour aller visiter un ancien fort de la légion perché sur son promontoire pour mieux surveiller les tribus locales.

 

De retour sur le goudron, nous faisons  halte dans une jolie petite ville pour faire les pleins, les courses et, surtout, laver les voitures du sel accumulé sur les plages de ces derniers jours

Puis nous empruntons de petites routes en direction d’Agadir pour trouver notre camping, à l’entrée d’un petit village.

De là, en attendant le dîner, nous allons visiter un bel Agadir: Aguellouy. Les Agadirs sont des greniers fortifiés qui permettaient aux populations locales de mettre leurs denrées à l’abri des attaques des brigands afin de ne pas mourir de faim et, accessoirement,  de s’y abriter. Ils ont donnés leur nom à la ville éponyme.

 

 

Le 21/02

On repart par des petites routes puis des pistes dans le moyen Atlas, entre 1000 et 1500 mètres d’altitude.

Paysages magnifiques dans une très belle lumière sous un ciel d’Azur.

Nous nous arrêtons pour aller voir les rochers peints de Tafraout: curiosité artistique créée par un artiste belge et qui attire ici énormément de monde.

A tel point que, lors de notre passage il y avait des centaines de campings-cars agglutinés autour de la ville, qui, de ce fait ne semblait pas suivre le ramadan.

Puis nous prenons de magnifiques petites pistes de montagne qui desservent des villages très isolés, entre 1200 et 1800m d’altitude.

Avec toujours une belle lumière et un ciel limpide.

Le soir, arrivée à notre camping à l’entrée de Tata.

 

Le 22/02

Encore une bonne journée de jolies pistes dans le moyen atlas, au milieu de magnifiques montagnes ocres, parsemées de petits villages entourés d’amandiers, et d’acacias, tous en fleurs en cette saison.

En début d’après-midi, arrivée au camping à Talouine.

C’est le dernier du périple,  les deux dernières nuits étant à l’hôtel.

 

Le 23/02

Route puis pistes très étroites, sinueuses et difficiles, pour monter dans la montagne à 2000m d’altitude vers un village perdu, Tizgui. Là nous partons à pied, visiter un magnifique agadir, réputé comme l’un des plus beaux du Maroc.

Effectivement il est complètement encastré dans le pied d’une falaise et n’est accessible que par un étroit sentier au milieu des rochers.

 

Puis retour (difficile) sur le goudron pour rallier AIT BEN HADDOU à côté de Ouarzazat. C’est une ville très touristique, connue pour son ancien ksar qui sert de décor à de nombreux films.

 

Le Ksar est dominé par une ancienne forteresse qui servait de cartoucherie, dépot d’armes et de munitions.

 

Le 24/02

Liaison par le goudron et la piste vers notre hôtel situé à 15 km de Marrakech et isolé en pleine campagne.

La route traverse le Haut Atlas, au milieu des amandiers en fleur avec des sommets enneigés pour toile de fond.

Passé un col à 2200m, c’est la descente sur Marrakech.

L’hôtel est un endroit 5 étoiles, magnifique, très soigné et enchanteur

C’est là que le groupe se sépare, pour regagner individuellement la France.

 

Le 25/02

Pour ma part je reste avec Daniel et Gislaine pour visiter Marrakech, mais sans grand plaisir, tant tout est orienté tourisme !

C’est donc sans regret que nous remontons vers Tanger pour y prendre le bateau.

Arrivée et fin à la maison le 04/03/2026.

 

 

 

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